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LA PRIME A LA CASSE
OU (SI VOUS PREFEREZ) LAREPUBLIQUE DES COPAINS ET DES COQUINS
OU (SI VOUS PREFEREZ) LE REGNE DE L’IRRESPONSABILITE GENERALISEE
La prime à la casse, tout le monde la connaît, a été instaurée par l’Etat pour soutenir l’activité automobile.
Elle est en train d’être progressivement abandonnée. Quel rapport avec les évènements récents chez nous ?
L’information diffusée par le Président du PSG nous apprend que ce dernier, sans doute chagriné par cette disparition
progressive, a décidé de la reprendre à son compte.
En effet, très satisfait, apparemment, du comportement des centaines de sauvages qu’il a envoyé à Marseille, en toute
irresponsabilité et impunité, il a décidé de leur rembourser l’intégralité de leurs frais de déplacement. En somme,
c’est bravo les gars ! Gardez votre argent pour la prochaine fois, ça resservira.
Naturellement, notre personnage central dans cette affaire, c’est celui auquel nous devons, en priorité, ce qui s’est
passé chez nous : ce triste sire appelé Frédéric Thiriez. Quand on pense que Jean Sadoul, créateur de l’ancêtre de la LFP
et Fernand Sastre, grand Président de la FFF, ont pour successeurs ce pantin et Jean Pierre Escalette, autre pitre, l’on
se rend compte dans quel abîme est tombé le football français.
Non content de prendre les décisions désastreuses que l’on connaît, notre Président de la LFP est très satisfait de lui-même et ne
regrette rien. Propulsé à ce poste par ses appuis politiques, sans aucune expérience de dirigeant, il ne doute de rien.
Comment peut-t-on, le samedi, décider que le match se jouera sans le moindre doute possible et le dimanche à quatorze heures
qu’il n’aura pas lieu ? Le sens élémentaire de la responsabilité aurait commandé de dire que le match était, pour l’instant,
maintenu en attendant d’autres développements et de donner une heure limite de décision samedi soir.
Il est vrai que, la mode étant au parapluie, ce monsieur, comme sa ministre de tutelle, j’y reviendrai, se retranche derrière
l’avis médical. Le comble de l’irresponsabilité ! Imagine-t-on, devant une Cour d’Assises, un expert graphologue ou psychiatre
prononcer la peine ?
Un expert donne une information, pas une décision !
Le propre du pouvoir est de décider en tenant compte de toutes les données. Le fait que 2000 parisiens se trouveraient à Marseille
dont la grande majorité envoyée sans aucun contrôle et pour beaucoup venus pour casser, comme ils ne l’avaient pas cachés, ce
n’était pas une information à prendre en compte ?
Que le risque de déflagration, avec des centaines de parisiens lâchés dans le centre-ville de Marseille, était certain, ce n’était
pas une information à prendre en compte ?
Le fait que des milliers de supporters marseillais seraient sur place venus de toute la France et de l’étranger pour rien ce n’était
pas une information à prendre en compte ?
La responsabilité de la Police est très grande dans cette affaire. Quand nous allons à Paris, les places ne sont délivrées qu’aux
associations de supporters reconnues par l’OM et tous les possesseurs de billets identifiés. Le déplacement ne se fait qu’en cars,
dont les numéros d’immatriculation sont communiqués à la police. Tous les cars s’arrêtent au péage de Fontainebleau et de là encadrés
par la police jusqu’au Parc des Princes et le retour s’effectue de la même façon. Aucun marseillais ne promène dans Paris.
Comment la Police a-t-elle pu autoriser que plus de mille parisiens se rendent à Marseille sans aucun encadrement par des moyens
individuels ?
Le fait que le PSG ait vendu, de manière totalement irresponsable, 2000 billets, alors que jusque là, le nombre des parisiens
n’avait jamais dépassé 800 ne l’a-t-elle pas interpelée ?
Le fait qu’il était notoirement connu que plusieurs centaines venaient, et ils le disaient, pour « casser » du marseillais ne
l’a-t-elle pas interpelée ?
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Je n’épiloguerai pas sur le comportement du PSG, bien qu’il y ait beaucoup à dire. La presse régionale en a suffisamment traité.
Je n’ajouterai que cette photo de l’arrivée des joueurs à Paris. Les masques anti-grippe, opportunément sortis lors du départ de
Marseille, avaient disparus. La comédie avait bien marché mais était finie.
Un dernier mot sur notre Secrétaire d’Etat au Sport, qui, entre parenthèses, ne fait aucune distinction entre la Ligue et la
Fédération, elle a, encore, perdu une occasion de se taire. Reprenant, le discours de Thiriez sur la « décision » des
experts, elle démontre qu’elle ne sait même pas ce qu’est être ministre, c’est-à-dire détenir une partie du pouvoir d’Etat,
donc décider.
Je crois, sincèrement, que l’impunité totale dont dispose le PSG depuis vingt ans amènera un jour un drame. J’espère me
tromper.
Maître Panisse
P.S : Toujours dans le même sens :
Sous l’Ancien Régime, existait, à l’entrée des villes, un contrôle des personnes qui voulaient entrer dans une ville. Je propose
qu’il soit rétabli le jour des matches contre le PSG.
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